Neurosciences

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La psychologie est l’étude du cerveau humain. L’esprit et le cerveau sont deux faces d’une même médaille. L’esprit est le cerveau vu de l’intérieur et le cerveau est l’esprit qui s’observe de l’extérieur. Ni parallélisme entre esprit et cerveau, ni spiritualisme avec l’esprit isolé du cerveau, ni réductionnisme avec le cerveau sans l’esprit mais matérialisme spirituel avec le cerveau/esprit qui forme un tout identique perçu soit de l’intérieur soit de l’extérieur.

Les neurosciences cognitives sont l’alliance de la psychologie expérimentale avec la neurobiologie.

Cette partie traitera des neurosciences affectives normales et pathologiques illustrées par la Dépression.

1. Généralités :

• Principes de médecine expérimentale (Claude Bernard, 1878) :

• « Il faudra dans cet exposé ne pas séparer la médecine pratique de la médecine théorique, c’est‐à-dire qu’il faudra entrer dans l’étiologie expérimentale des maladies et dans l’explication physiologique de leur traitement. C’est ainsi que se trouveront reliées, dans la médecine expérimentale, en une science unique, la physiologie, la pathologie et la thérapeutique. »

•De ce modèle, nous pouvons dire que le « pathologique » dérive du « normal » après une perturbation homéostasique et que le « normal » peut être rétablit du « pathologique » après un traitement adapté.

•Par conséquent, il est indispensable de connaître le fonctionnement « normal » de l’esprit/cerveau afin de comprendre les mécanismes psychopathologiques et les processus de guérison.

•Le « normal » psychologique est la capacité d’autorégulation de l’individu. Cette autorégulation consiste à satisfaire nos pulsions (recherche de plaisir) et à se défendre contre les dangers (éviter la douleur).

L’Esprit est un système hiérarchique constitué de trois sous-systèmes en interaction :
• Le Système Pulsionnel
• Le Système Émotionnel
• Le Système Cognitif.

Le Système Pulsionnel agit sur le système émotionnel.

Le Système Émotionnel rétroagit sur le système Motivationnel et sous-tendu par ce ernier agit sur le système cognitif.

Le Système Cognitif rétroagit sur le système Émotionnel et le système Motivationnel
•Les neurosciences cognitives au sens large est la discipline qui intègre les neurosciences moléculaires, physiologiques et la psychologie cognitive (expérimentale).

•Les neurosciences cognitives au sens restreint est l’étude des systèmes neurocognitifs (contrôle et pensées)

•Les neurosciences affectives est l’étude des systèmes neuroaffectifs (motivations et émotions).

A/- Les réseaux primaires

•Ils sont spontanés et premiers.

•Il existe quatre réseaux primaires :

•L’Éveil (le réseau noradrénaline)

•La pulsion hédonique, SAA (le réseau dopamine)

•La pulsion aversive, (le réseau acéthylcoline)

•Le système d’inhibition de l’action, SIA (le réseau sérotonine)

B/- Les réseaux affectifs secondaires

•Ils sont intégratifs.

•Les émotions combinent les signaux provenant de l’environnement extérieur et intérieur.
•Elles ont la fonction de réguler les pulsions en les amplifiant ou en les inhibant en contact avec le milieu extérieur.
•D’une manière générale, la synthèse des données de neuroimagerie fonctionnelle obtenue chez les sujets sains et les patients neurologiques et psychiatriques offre un modèle anatomo-fonctionnel des émotions et de la motivation qui implique un circuit limbique fronto-sous cortical comprenant :

–Une voie ventrale (en clair) sollicitant des structures comme l’amygdale, l’insula et le striatum, et des structures frontales dont le cortex préfrontal ventrolatéral, le cortex cingulaire antérieur ventral et le cortex orbitoventral. Cette voie serait plus particulièrement impliquée dans l’identification de l’aspect émotionnel et la production d’une réponse émotionnelle primaire

–Une voie dorsale (en foncé), comprenant des structures telles que le cortex préfrontal dorsolatéral et dorsomédian et le cortex cingulaire antérieur dorsal. Cette voie serait davantage impliquée dans la régulation de la réponse émotionnelle et l’adaptation à la situation.



2. Neurosciences affectives du « pathologique » : la Dépression


•La Dépression étant provoquée par une incapacité émotionnelle, cognitive, comportementale ou situationnelle à satisfaire les pulsions de l’individu, la psychothérapie consistera à résoudre ces différents types de problèmes par l’apprentissage de nouvelles stratégies d’autorégulation.

•D’après nos connaissances actuelles, le Trouble Dépressif est une désynchronisation neuronale globale entre les réseaux affectifs et cognitifs.

•Nous pouvons donc concevoir des traitements qui agissent sur ces différentes variables.

3. Traitements

•Les traitements médicaux consistent à rétablir l’homéostasie de la variable-cible.

•En ce qui concerne la Dépression, il s’agit de rétablir le bon fonctionnement du système nerveux dans son ensemble en se concentrant sur les différents réseaux cérébraux dysfonctionnels.

•La Dépression étant provoquée par une incapacité émotionnelle, cognitive, comportementale ou situationnelle à satisfaire les pulsions de l’individu, la psychothérapie consistera à résoudre ces différents types de problèmes par l’apprentissage de nouvelles stratégies d’autorégulation.
•Mais, avant d’agir sur les causes de la Dépression, il est important de se concentrer sur les symptômes qui font souffrir l’individu.
•Les soins de la Dépression sont au nombre de 3 : la sismothérapie, les antidépresseurs et la Stimulation Magnétique Transcrânienne (SMT).

Qu’est ce que la SMT ? Sur quel principe repose-t-elle ?

•Le principe thérapeutique général de la SMT, repose sur ses propriétés neuromodulatrices de l’excitabilité corticale.

•Son mécanisme d’action dérive du principe d’induction mutuelle décrit et défini par Michäel Faraday en 1831. Il stipule qu’un courant électrique circulant dans un circuit fermé, génère un champ magnétique qui produit un champ électrique secondaire.

•Dans la SMT, un courant circulant dans une bobine de cuivre posée sur le crâne induit un champ magnétique qui, après avoir traversé l’os et la dure-mère, produit un champ électrique secondaire. Celui-ci va dépolariser des neurones de proche en proche jusqu’à une profondeur estimée à 1,5-2,5 cm et libérer des neuromédiateurs.


Comment se déroule concrètement une séance ?

•Le traitement par SMT ne nécessite pas d’anesthésie. Le patient est donc conscient lors des séances ce qui permet une grande souplesse d’utilisation. En pratique, une séance dure de 15 à 30 minutes et le patient peut rentrer chez lui immédiatement après la fin du traitement, sans contre indication pour la conduite automobile par exemple.


•Pendant le traitement, le patient est installé confortablement dans un fauteuil. Durant la séance, il peut ressentir de petites contractions non douloureuses des muscles du visage correspondant à la stimulation de petits muscles superficiels et pouvant provoquer un clignement des paupières.






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